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GLOSSAIRE

-          Anatomie : étude scientifique de la structure du corps – ici humain - ainsi que celle du rapport entre les différents organes et tissus qui le composent.

-          Anatomie pathologique : étude des altérations des  organes et tissus.

-          Compression : C’est seulement en langue française que le mot contention est utilisé à tort pour désigner la compression en phlébologie (science des maladies veineuses). Celle-ci est l’application au membre inférieur d’un bas ou de bandes élastiques ou non élastiques afin d’exercer une compression des tissus et en particulier des veines.

-          Chirurgie : au plan étymologique peut être défini par la pratique d’un soin par l'usage des mains: il vient du grec χειρουργια (kheirourgia) χειρ (kheir) [mains] et εργον (ergon) [travail]. En fait dans le langage moderne et en français on utilise sous le nom de chirurgie tout acte thérapeutique qui implique une incision cutanée ou plus exactement une « effraction » cutanée qui peut être réduite au strict minimum. C’est la raison pour  laquelle l’adjectif opératoire doit être élargi, et ne pas se limiter à la chirurgie dite à ciel ouvert, c’est à dire comportant un abord de l’organe à traiter, ici la veine, à travers une incision cutanée et une dissection des tissus avoisinants.

La veine «pathologique» c’est-à-dire malade peut être traitée par d’autres procédés opératoires qui entrent dans le cadre de la chirurgie telle qu’elle a été définie plus haut. Ils sont de plus en plus utilisés de nos jours.

-          Crossectomie. L’origine de ce terme est liée à la morphologie de la portion terminale des  veines saphènes qui est recourbée comme la crosse du bâton pastoral d’évêque. La crossectomie consiste en une ligature de cette portion terminale de la veine saphène afin de la déconnecter de la veine profonde ou elle s’abouchait.

-         Chirurgie endoscopique : est réalisée par des petites incisions cutanées qui permettent d’introduire une caméra et différents instruments avec lesquels on peut réaliser la chirurgie en contrôlant sa conduite sur un écran,

-          Embolie pulmonaire : migration du caillot ou thrombus depuis la veine thrombosée dans les artères pulmonaires en empruntant la veine cave inférieure qui collecte les veines des membres inférieurs. La veine cave inférieure se termine dans l’oreillette droite qui communique avec le ventricule droit. C’est ce dernier qui propulse le sang dans les artères pulmonaires dont l’obstruction diminue considérablement la fonction respiratoire. Il est beaucoup plus rare que l’embolie pulmonaire résulte d’une thrombose des veines des membres supérieurs,

-             Etiologie est l’étude des causes des maladies. L’étiologie peut être :

-          primitive en médecine signifie dont on ne connaît pas la cause de façon précise,

-          secondaire en médecine signifie dont la cause est bien identifiée,

-          congénitale qui existe dés la naissance.

-          Lyser : qui provoque une lyse, c’est-à-dire la destruction d’un élément organique, ici le caillot ou thrombus (fibrinolyse),

-          Maladie veineuse chronique ou affections veineuses chroniques rassemblent toutes les maladies veineuses du membre inférieur qui évoluent  progressivement  et lentement ; elles s’opposent au  terme maladie veineuse aiguë qui est la survenue soudaine  d’une maladie  affectant les veines. Par tradition alors que comme nous l’avons précisé maladies et affections veineuses chroniques ne concernent que le membre inférieur, mais l’appellation maladie veineuse aiguë peut est utilisée pour  toutes les veines quelque soient leur localisation.

-          Pathogénie : Etude du mécanisme causal d’une maladie.

-          Perfusion intraveineuse : injection lente et continue d’un produit thérapeutique dans une veine,

-          Phlébite : la distinction entre phlébite (inflammation des parois de la veine) et thrombose veineuse -voir plus haut – n’est pas toujours respectée. Il est vrai que les 2 phénomènes sont toujours associés aux veines profondes mais dans ce cas on utilise toujours le terme de thrombose veineuse profonde, alors qu’aux veines superficielles ils peuvent être distincts (phlébite ou veinite superficielle) ou associés (thrombophlébite superficielle).

-          Phlébographie : injection d’un produit iodé qui donne une image de la lumière    veineuse (partie circulante) sur les radiographies.

-          Physiologie: science qui étudie les fonctions et les propriétés des organes et tissus.

-          Physiopathologie: étude des troubles ou du dysfonctionnement des organes et des tissus.

-          Signe: constatation par le médecin d’une anomalie visible ou palpable lorsqu’il examine un sujet. Il devient alors un malade ou un patient.

-           Stent : terme anglais francisé qui désigne en médecine un dispositif auto-expansif (« ressort ») ou monté sur ballonnet, constitué d’un treillis en alliage. Après avoir été largué dans la lumière du vaisseau, ce matériel va s’appliquer et le maintenir ouvert.

-          Symptôme : trouble  ou anomalie perçue par le malade,

-          Systèmes veineux : Au membre inférieur les veines sont réparties en trois systèmes.  

Le système veineux superficiel (Fig .1) segmenté en 3 réseaux  

- 2 veines collectrices du sang des tissus superficiels, les veines saphènes : la grande veine saphène (GVS) et la petite veine saphène (PVS). Ces veines rejoignent les veines profondes (veine fémorale pour la GVS et veine poplitée pour la PVS) en prenant une forme recourbée appelée crosse,

- les veines non saphènes. Ce sont les branches qui drainent le sang dans les veines saphènes que l’on peut comparer à un fleuve qui reçoit des affluents. Certains médecins les dénomment encore improprement par le terme collatérale alors que le mot approprié est tributaire. Il y a donc des tributaires de la GVS et de la PVS.

On réserve le terme de varices aux veines pathologiques de ce réseau superficiel.

Fig 1

Fig. 1: Le réseau veineux superficiel du membre inférieur,

1- veine grande saphène ; 2 à 5. tributaires des veines saphènes ; 6. veine petite saphène ; 7 veine rejoignant les veines grande et petite saphènes.

(Source : Perrin M. Affections veineuses chroniques des membres inferieurs. Généralités. Rappel anatomique et physiologique. EMC (Elsevier SAS, Paris), Techniques chirurgicales - Chirurgie vasculaire, 43-160, 2006 )

Le système veineux profond. Il est comme son nom l’indique situé dans les tissus en profondeur et c’est lui qui draine 80 à 90% du sang. C’est dans ce système veineux profond que s’abouchent la partie terminale des 2 veines saphènes, les jonctions. La GVS se termine dans la veine fémorale et sa portion distale est appelée jonction saphéno-fémorale, elle se situe à l’aine. La PVS se termine le plus souvent dans la veine poplitée derrière le genou.

Le système des perforantes. Ce sont des veines qui anastomosent les  systèmes profond et superficiel en plus des jonctions saphènes.  

La thrombose explicitée plus haut peut affecter les 3 systèmes veineux à titre isolé ou en association, mais c’est la thrombose des veines profondes qui est la plus préjudiciable.

Au plan de la physiologie  et pour résumer de façon simple le sens de la circulation veineuse aux membres inférieurs¬, le sang s’écoule des veines superficielles vers les veines profondes aux jonctions saphènes et par les perforantes. Ce sont donc ces veines profondes qui ramènent le sang au cœur par une veine de gros calibre qui traverse l’abdomen puis le thorax appelée la veine cave inférieure qui se termine dans l’oreillette droite.

-          Thrombose est la survenue d’un caillot dans la veine, ce terme doit remplacer celui de phlébite qui étymologiquement est une inflammation de la veine. Elle est classée maladie veineuse aiguë. Mais cette thrombose va entraîner assez souvent des complications tardives surtout lorsque lorsqu’elles surviennent aux veines profondes des membres inférieurs qu’on dénomme en langage médical syndrome post-thrombotique. Le syndrome post-thrombotique contrairement à la thrombose aigüe est une maladie veineuse chronique car comme les varices il évolue et s’aggrave. Les termes para phlébite ou périphlébite encore parfois utilisés par les médecins doivent être proscrits car il ne correspond pas à une maladie veineuse définie.

-          Valves : les veines des membres inférieurs sont pourvues dans leur lumière circulante et sur toute leur étendue de valves.  (Fig. 2A, B & C) Celles-ci peuvent être comparées tant au plan de leur morphologie que de leur fonction à des clapets qui n’autorisent la circulation du sang que dans le sens indiqué plus haut.

La lésion d’une valve qu’elle soit de cause inconnue ou mal identifiée (idiopathique) comme c’est le cas dans les varices dites « primitives » ou  de cause connue (post-thrombotique) permet une circulation du sang à contre courant  lorsque le patient est en position verticale du fait de la gravité. En physiopathologie cette circulation à contre courant est appelée un reflux et la valve qui n’exerce plus cette prévention du reflux est qualifiée valve incompétente.

La valve qui empêche  dans les mêmes conditions le reflux en «fermant ses clapets » est une valve compétente.

                 

fIG 2 A
A
FiG 2B
B
Fig 2 C
C

Fig. 2-A : Représentation schématique d’une valve veineuse,

a. Bord libre de la valvule (cuspide) ; b. commissure valvulaire ; c. sinus valvulaire ; d. Implantation de la valvule sur la paroi veineuse.

2-B. :Valve de la  grande veine saphène ouverte. Aspect en écho doppler,

On identifie les 2 valvules ouvertes dans la lumière veineuse qui apparaissent sous l’aspect  de 2 traits blancs  verticaux écartés l’un de l’autre.

2-C : Valve de la  grande veine saphène fermée. Aspect en écho doppler.

(Source : Perrin M. Affections veineuses chroniques des membres inferieurs. Généralités. Rappel anatomique et

physiologique. EMC (Elsevier SAS, Paris), Techniques chirurgicales - Chirurgie vasculaire, 43-160, 2006 )

Le sens de la circulation veineuse et la présence de valves au membre supérieur sont identiques, mais  la maladie veineuse est beaucoup moins fréquente qu’au membre inférieur.

-          Varices : Elles affectent le plus souvent le membre inférieur appelé communément  et improprement la jambe alors qu’au plan anatomique la jambe est le territoire qui s’étend du genou au pied. Les varices des membres inférieurs peuvent  être décrites comme une dilatation visible des veines superficielles qui sont le plus souvent tortueuses. Leur fonction est perturbée dans la mesure où elles ont perdu leur capacité à ramener efficacement le sang veineux vers le cœur. Les varices sont répertoriées maladie veineuse chronique.

-          Vasculaire : signifie qui a trait aux artères, veines et lymphatiques..

-           Veines : sont les vaisseaux qui ramènent le sang des capillaires au cœur. Elles sont donc présentes dans tous les tissus et les organes. Nous nous limiterons au membre inférieur en ce qui concerne l’anatomie car comme il a été dit plus haut, car c’est lui qui est le plus souvent affecté par la maladie veineuse.