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Accueil > La Chirurgie Vasculaire > Histoire de la chirurgie artérielle > La Nuit (de l’antiquité au siècle des lumières)

La Nuit (de l’antiquité au siècle des lumières)

  • 2ème  siècle après JC : Claude Gallien, confronté aux  blessures des gladiateurs de Pergame (capitale du royaume grec  d’Asie) effectue des ligatures artérielles avec des boyaux  d’animaux torsadés (ancêtre du fil chirurgical le  « catgut », fabriqué avec du boyau de mouton et non de  chat),
  • 360  après JC : Oribase, Chirurgien de Pergame (Fig. 1),  décrit les anévrismes  dans le Synagogae Medicae, vaste  encyclopédie médicale : « Il y a deux espèces  d’anévrismes : l’un se produit par la dilatation locale  d’une artère ; c’est de là que la maladie emprunte son  nom d’anévrisme, l’autre résulte de la déchirure de l’artère  et du passage du sang dans la chair environnante…Il n’est pas  raisonnable d’abandonner à eux-mêmes tous les anévrismes, comme  l’enseignaient les anciens chirurgiens ; mais il serait  extrêmement dangereux de les opérer tous.
Fig. 1 : Oribase est un chirurgien de Pergame, auteur du Synagogae medicae en 360 après J.C. où se trouve décrite la technique de ligature-exclusion des anévrismes (Librairie Universitaire de Bologne).

Fig. 1 : Oribase est un chirurgien de Pergame, auteur du Synagogae medicae en 360 après J.C. où se trouve décrite la technique de ligature-exclusion des anévrismes (Librairie Universitaire de Bologne).

  • 1551 :  Ambroise Paré, Chirurgien du Roi Charles IX (Fig. 2A),  condamne la cautérisation des plaies vasculaires, si  douloureuse qu’elle pouvait entraîner la mort. Il préconise, à  sa place, de lier les vaisseaux après les avoir saisis avec une  pince angulée munie de mors anti-dérapants dénommée « Bec  de Corbin » (Fig. 2B).
Fig. 2 : A : Ambroise Paré (1510-1590), chirurgien et anatomiste français

Fig. 2 : A : Ambroise Paré (1510-1590), chirurgien et anatomiste français

Fig 2 : B : Le bec de Corbin, pince crantée recommandée par Ambroise Paré pour les ligatures artérielles (Dix livres de la Chirurgie avec le magasin des instruments nécessaires à icelle – Paris 1564).

Fig 2 : B : Le bec de Corbin, pince crantée recommandée par Ambroise Paré pour les ligatures artérielles (Dix livres de la Chirurgie avec le magasin des instruments nécessaires à icelle – Paris 1564).

   

  • 1616 :  William Harvey, au Collège Royale de médecine de Londres, décrit  la circulation sanguine. « Ce que je dois dire est si  nouveau que je crains de m’attirer non seulement la jalousie de  certains, mais encore l’hostilité de tous »,
  • 1887 :  Jules Péan, Chirurgien dans les Hôpitaux de Saint Antoine et de  Saint Louis de Paris, invente les pinces hémostatiques à  crémaillère, ancêtre des pinces et clamps vasculaires actuels  (Fig. 3)
Fig. 3 : Jules–Emile Péan (1830- 1898), enseignant l’utilisation de sa pince à crémaillère pour le pincement des vaisseaux à l’hôpital Saint Louis à Paris en 1887 (Musée d’Orsay, Paris).

Fig. 3 : Jules–Emile Péan (1830- 1898), enseignant l’utilisation de sa pince à crémaillère pour le pincement des vaisseaux à l’hôpital Saint Louis à Paris en 1887 (Musée d’Orsay, Paris).

  • 1888 :  Rudolph Matas, Chirurgien à la Nouvelle-Orléans, décrit la  suture par l’intérieur d’un anévrisme (endoanévrismorraphie  par suture artérielle), après échec d’une ligature d’amont  et d’aval d’un anévrisme huméral (Fig. 4).
Fig. 4 : Endoanévrismorraphie de Rudolph Matas (Annals of Surgery 1903).

Fig. 4 : Endoanévrismorraphie de Rudolph Matas (Annals of Surgery 1903).