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Le tournant (Les années quarante)

Trois nouvelles révolutions vont permettre l’avènement de la chirurgie vasculaire actuelle :

La transfusion sanguine :

Elle est utilisée avec succès dés 1829 par Blunsdell qui grâce à elle, sauve une jeune femme présentant une hémorragie post-partum : les miracles ne se renouvelant pas, la transfusion est abandonnée. En 1908, Alexis Carrel sauve un nouveau né en hémorragie digestive par une transfusion directe obtenue en reliant l’artère radiale de son père à sa veine poplitée.  

En 1901, simultanément Karl Landsteiner à Vienne et Schattok à Londres découvrent les groupes sanguins, mais le facteur Rhésus ne le sera qu’en 1941 par Levine aux Etats-Unis.

Les antibiotiques :

Depuis de nombreuses années, des colorants (sulfamides) sont utilisés à titre d’antiseptique par voie locale sur les plaies. En 1929, Alexandre Fleming (Biologiste à Londres) découvre, par hasard la pénicilline : durant ses vacances, des moisissures ont souillés des cultures de staphylocoques et en ont stoppé la croissance, mais il ne réussit pas à isoler la molécule active. Dix ans plus tard, Howard Florey et Ersnt Chain parviennent, à Oxford,  à extraire et à conserver la pénicilline, qui sauve tant de vies pendant la 2ème guerre mondiale.

Enfin l’anticoagulant: l’héparine !

En 1915, le jeune étudiant en chirurgie Jay Mc Lean, venu faire un stage chez William Howell, Professeur de physiologie à Baltimore (USA) découvre que deux substances extraites l’une du cœur et l’autre du foie des chiens avaient un effet anticoagulant. Cette héparine toxique car non purifiée ne put être utilisée chez l’homme, qu’à partir de 1940, après les travaux de purification menés simultanément à Toronto (Gordon Murray) et à Copenhague (Clarence Craaford).

En 1920, une épidémie décime le bétail nord-américain par troubles hémorragiques; elle est attribuée à la consommation d’un trèfle moisi dans les meules au cours d’étés trop pluvieux, le mélilot. Après quelques années, le Dicoumarol est isolé puis synthétisé pour son action de blocage de l’action de la vitamine K.