Retour à l'accueil
Espace membres
Agrandir le texteAgrandir le texte
Accueil > La Chirurgie Vasculaire > Histoire de la chirurgie artérielle > Les quatres grandes premières chirurgicales (milieu du XXème siècle)

Les quatres grandes premières chirurgicales (milieu du XXème siècle)

La 1ère opération de la carotide

Jean Cid Dos Santos (Lisbonne) (Fig. 8) rapporte en 1947, à l’Académie de Chirurgie de Paris, la première ablation du séquestre athéromateux (endartériectomie) sur l’artère fémorale. Ce geste opératoire est reproduit pour la 1ère fois sur la bifurcation carotidienne, par Mikael DeBakey à Houston en 1952.

Fig. 8 : La thrombo-endartériectomie, opération de Jean Cid Dos Santos (dessin daté de 1963).

Fig. 8 : La thrombo-endartériectomie, opération de Jean Cid Dos Santos (dessin daté de 1963).

Le 1er pontage sur le membre inférieur (fémoro-poplité)

En 1948, Jean Kunlin (Figure 16, page 56) traite à Paris un homme de 54 ans dont la gangrène du pied progresse malgré une réparation fémorale et une amputation du gros orteil. Il réalise donc avec succès une des 8 greffes veineuses fémoro-poplités présentées à l’Académie des Sciences, utilisant la propre veine du patient (Fig. 9A & 9B).

Fig. 9 : A-) Schéma du premier  pontage, réalisé de la main de Jean Kunlin (Angéiologie 1990)

Fig. 9 : A-) Schéma du premier  pontage, réalisé de la main de Jean Kunlin (Angéiologie 1990)

Fig 9 : B-) Artériographie réalisée en 1969, chez un des premiers opérés de Jean Kunlin : le pontage gauche a été réalisé 18 ans auparavant et le pontage droit, 2 ans auparavant.

Fig 9 : B-) Artériographie réalisée en 1969, chez un des premiers opérés de Jean Kunlin : le pontage gauche a été réalisé 18 ans auparavant et le pontage droit, 2 ans auparavant.

Le 1er remplacement de la bifurcation aortique

De retour de la 1ère expédition  française sur l’Annapurna où il eut à traiter de graves gelures (Figure 19, page 62), le jeune chirurgien Jacques Oudot reprend ces travaux expérimentaux consistant à remplacer les oblitérations aortiques de chiens par des homogreffes (aortes prélevées sur d’autres chiens). Le 14 novembre 1950, il opère une femme de 51 ans qui souffre de gangrène du pied gauche due à une oblitération de l’aorte. Il remplace l’aorte défectueuse par une greffe prélevé sur un cadavre. Il obtient la cicatrisation des plaies de sa patiente.

En 1951, Charles Dubost remplace le 1er anévrisme aortique par une homogreffe préparée par Jacques Oudot. La chirurgie aortique se propage immédiatement en Angleterre, puis aux Etats-Unis.

La 1ère prothèse artérielle synthétique

La dégénérescence progressive des greffes d’aortes prélevées sur cadavre fait comprendre à la communauté médicale que cette option n’est pas fiable dans le temps.  La solution est apportée par Arthur Voorhes qui confectionne la 1ère prothèse artérielle synthétique avec un mouchoir en soie cousu avec la machine à coudre de sa femme…. Il rapporte son activité expérimentale en mars 1952 : sur 11 chiens, 6 ont une prothèse perméable (Fig. 10A & 10B). De nombreuses fibres ont ensuite été essayé (Orlon, Téflon, ..) pour finalement choisir le Dacron. Dans les années suivantes, Mikael DeBakey et son équipe implantent plus de 1 000 de ces prothèses avec 90% de succès précoce.

Fig. 10 : A-)  Préparation des prothèses en Vinyon-N par A. Voorhees, réalisées avec la machine à coudre de son épouse Margaret

Fig. 10 : A-)  Préparation des prothèses en Vinyon-N par A. Voorhees, réalisées avec la machine à coudre de son épouse Margaret

Fig. 10 : B-) Arthur Voorhees avec un chien chez lequel une prothèse aortique a été implantée 6 ans plus tôt.

Fig. 10 : B-) Arthur Voorhees avec un chien chez lequel une prothèse aortique a été implantée 6 ans plus tôt.