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Accueil > Maladies > Artérite des membres inférieurs chez le malade diabétique > V – Quels sont les principaux traitements et leurs risques ?

V – Quels sont les principaux traitements et leurs risques ?

Le premier traitement visant à ralentir le processus précédemment décrit est la correction des facteurs de risque : équilibration du diabète, perte de poids, arrêt du tabac, correction d’une hypercholestérolémie ou d’une hypertension artérielle.

L’activité physique ou réadaptation à l’effort est également bénéfique : la marche permet le développement d’artères (réseau de collatérales) qui vont remplacer les artères atteintes et bouchées.

Les traitements médicamenteux sont également importants : 2 classes de médicaments ont prouvé leur efficacité dans la progression de l’artérite :

-          Les antiagrégants plaquettaires qui permettent de fluidifier le sang. Le plus connu de cette classe médicamenteuse est l’aspirine.

-          Les statines qui diminuent le taux de cholestérol dans le sang et agissent sur la plaque athéromateuse.

Il existe 2 techniques chirurgicales pour traiter ces lésions d’artérite et soulager le malade :

-          La technique dite « endovasculaire » ou angioplastie qui consiste à dilater une artère à l’aide d’un ballon en passant à l’intérieur du vaisseau. Cette technique est généralement plus simple puisqu’elle nécessite uniquement une ponction de l’artère souvent au niveau du pli de l’aine. Cette dilatation au ballon peut s’accompagner de la mise en place d’un stent qui est un ressort laissé en place dans la lumière de l’artère. Ce stent a pour but de diminuer le risque de resténose observé après angioplastie. Le risque de récidive après dilatation par ballon et même après mise en place d’un stent est non négligeable obligeant parfois le chirurgien à répéter la procédure après plusieurs mois.

-          La technique classique par pontage : on utilise alors une veine (le plus souvent   la veine grande saphène au niveau du membre inférieur) ou une prothèse pour faire une dérivation permettant de remplacer l’artère bouchée en branchant la veine ou la prothèse au dessus et en dessous de la zone rétrécie. Le sang passe alors par la veine ou la prothèse pour amener plus de sang en aval de la zone bouchée.

Cette technique assure une vascularisation meilleure et plus durable par rapport à un geste de dilatation surtout quand elle est réalisée avec une veine. Mais il s’agit souvent d’interventions chirurgicales longues et non dénuées de risques chez ces patients diabétiques fragiles.

En dernier recours  on peut proposer chez des patients atteints d’ulcères évoluant vers la gangrène une amputation souvent délabrante et entraînant une dégradation de l’autonomie. Il existe un dogme important : tout geste permettant de mieux vasculariser la jambe ou le pied doit être tenté avant d’envisager un geste d’amputation.