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VII : Pour en savoir plus

A – La classification de Leriche et Fontaine

Stade 1 : absence de symptomatologie fonctionnelle mais abolition d’un ou plusieurs pouls.

Stade 2 : ischémie musculaire à l’effort se manifestant par une ischémie musculaire à la marche. On distingue 2 sous-groupes :

  • -          Stade 2 faible : périmètre de marche supérieur à 200 mètres.
  • -          Stade 2 fort : périmètre de marche inférieur à 200 mètres

Stade 3 : douleurs de décubitus traduisant une ischémie musculaire permanente.

Stade 4 : ischémie évoluée avec troubles trophiques ou plaies artérielles et risque de gangrène.

Les stades 3 et 4 font partie de l’ischémie critique nécessitant un geste de revascularisation dans des délais brefs.

B – L’importance de l’artère fémorale profonde

Elle naît au niveau du trépied fémoral. A ce niveau l’artère fémorale commune donne naissance à l’artère fémorale superficielle et l’artère fémorale profonde.

Chez le patient atteint d’artérite, la première artère atteinte est l’artère fémorale superficielle qui va rapidement s’occlure. Ainsi le réseau de collatérales va naître de l’artère fémorale profonde. Par ce mécanisme, l’artère fémorale profonde est l’artère qui va permettre d’assurer une vascularisation des extrémités. Il faut donc s’efforcer au maximum de préserver cette artère lors de tout geste chirurgical de revascularisation. De plus la marche permettant une réadaptation à l’effort réalisé dans des centres spécialisés va permettre le développement d’artères collatérales à partir de l’artère fémorale profonde.

C – Un mot sur l’IPS

Le calcul de l’IPS (index des pressions systoliques) est un geste simple indispensable pour le dépistage de l’AOMI. L’IPS est le rapport de la pression artérielle systolique à la cheville sur la pression systolique humérale (PAS cheville / PAS bras).

Cette mesure simple faite avec un appareil à pression artérielle est très utile pour évaluer la perfusion des extrémités à la recherche d’une artérite distale et de suivre son évolution dans le temps. Malheureusement dans des stades évolués, cette mesure n’est pas fiable en raison de l’incompressibilité des artères qui sont calcifiées chez le patient diabétique.