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Pour en savoir plus...

Examens complémentaires :

Lorsque la sténose a été découverte à l’écho-doppler, l’examen de choix est l’angio-scanner sans et avec injection d’iode qui permet d’avoir une excellente visualisation de la sténose artérielle, du polygone de Willis (réseau artériel situé à la base du crâne et qui établit des connexions entre les différentes artères destinées au cerveau) et du parenchyme cérébral. Dans certains cas, la sténose n’a pas donné de symptômes cliniques mais peut être responsable d’une souffrance cérébrale silencieuse. L’IRM donne d’excellentes informations sur l’état du parenchyme cérébral mais l’étude des lésions artérielles est moins précise. L’artériographie est rarement pratiquée dans cette indication.

Traitement chirurgical : protection cérébrale

Pour réparer l’artère le chirurgien doit l’ouvrir et par conséquent arrêter la circulation dans le territoire concerné. Le plus souvent l’hémisphère cérébral vascularisé par la carotide opérée est irrigué par la carotide controlatérale et les artères vertébrales via le polygone de Willis qui relie ces différentes artères entre elles à la base du crâne. Plusieurs techniques permettent d’évaluer le bon fonctionnement de cette suppléance : l’anesthésie locorégionale qui permet de s’assurer du bon fonctionnement cérébral pendant l’intervention, la prise de la pression résiduelle après clampage, l’étude du reflux artériel, l’électroencéphalogramme. Dans certains cas ce système de suppléance est déficient et le cerveau peut ne pas supporter cette interruption. Le chirurgien utilise alors un shunt carotidien (tuyau de dérivation) qui permet de maintenir la vascularisation cérébrale pendant le geste chirurgical.  

Figure 10 : shunt carotidien

Figure 10 : shunt carotidien

L’angioplastie carotidienne

Cette technique consiste à introduire par voie endovasculaire (ponction fémorale) un cathéter dans la carotide muni d’un filtre qui permet d’éviter les embolies de matériel athéromateux pendant la procédure. On peut alors monter dans la carotide interne un stent (ressort métallique) puis un ballon de dilatation qui permet d’écraser la lésion contre la paroi. Le risque de complication neurologique est plus élevé qu’avec la chirurgie. Cette technique est réservée selon les recommandations de la HAS ( www.has.fr ) en cas de contre indication chirurgicale ou de conditions médico-chirurgicales à risque ou dans des pathologies complexes ( sténose après irradiation cervicale, resténose après chirurgie).