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Pourquoi devenir chirurgien vasculaire ?

Tout d’abord, il faut répondre à la question « est ce que je pourrais devenir chirurgien ? » : en effet, il faut pouvoir supporter la vue du sang, le fait d’ « ouvrir » une personne, etc… . Pour répondre à cette question je pense qu’il faut participer à des cours de dissection sur cadavres et aller au bloc opératoire pour voir quelques opérations. Pour ma part, dès la deuxième année de médecine, je savais que la chirurgie ne me déplaisait pas après mon premier stage (infirmier) en orthopédie et les cours de dissection, et que je pouvais supporter d’assister à une opération.  

Deuxièmement, « pourquoi devenir chirurgien ? » : en effet, la chirurgie n’est pas un métier facile, c’est un métier à responsabilités exigeant un investissement important. Je trouve que la chirurgie est une spécialité qui allie une réflexion clinique (examen du patient, pose de l’indication chirurgicale) à un geste technique, manuel, dont l’efficacité est immédiate. J’ai compris cela pendant mon externat en participant et en m’impliquant aussi bien dans des stages de chirurgie (digestive, vasculaire, pédiatrique…) que dans des stages de médecine (neurologie, cardiologie, pédiatrie…) et d’anesthésie-réanimation (réanimation chirurgicale, SAMU).

Enfin, « pourquoi la chirurgie vasculaire et pas une autre spécialité chirurgicale ? » : tout d’abord, parce que la chirurgie vasculaire est une chirurgie qui s’applique à quasiment tout le corps humain (cou, membres supérieurs, thorax, abdomen, membres inférieurs). De plus, la chirurgie vasculaire est très diversifiée car elle associe trois sortes de chirurgie : la chirurgie artérielle (sténoses, anévrismes), la chirurgie veineuse (varices, malformations artério-veineuses), et la chirurgie des abords vasculaires pour hémodialyse. Par ailleurs, cette chirurgie ne s’arrête pas à l’exérèse (ablation d’organes), elle est également reconstructrice. Avec l’apparition de nouvelles techniques (endovasculaire, chirurgie coelioscopique), moins invasives pour le malade, la chirurgie vasculaire accroit ses possibilités thérapeutiques et son champ d’action. Enfin, le chirurgien vasculaire occupe une place cruciale dans le paysage médical dans un contexte d’accroissement de la population athéromateuse (diabétiques, athérosclérotiques, insuffisants rénaux, veillissement).